Archive juillet 2009
… et les deux se terminent le 31 juillet, soit dans deux jours.
Si vous avez un projet innovant dans l’écologie en particulier, ou le développement durable en général, n’attendez plus pour y participer :
- le concours “The Good Entrepreneur” : le premier prix a une valeur de plus de 250 000 euros pour développer et faire grandir son projet. Les concepts proposés doivent être des projets de création d’entreprises “éco-responsables”.

- le concours “Green Challenge” : cette fois le premier prix aura la chance de gagner 500 000 euros en espèces sonnantes et trébuchantes. Les projets proposés doivent être des produits ou des services qui contribueraient à un mode de vie plus proche de la planète et qui réduisent directement les émissions de gaz à effet de serre.
Bonne chance à tous les créateurs, et n’oubliez pas de nous proposer des articles et/ou interviews pour alimenter votre blog préféré ![]()
Google, comme tous les géants de l’informatique aujourd’hui, recherche constamment à réduire la consommation de ses centres de calcul. Cette démarche passe notamment par l’optimisation du refroidissement de leurs nombreux serveurs.
En Belgique, la température est le plus souvent assez basse pour permettre de refroidir un data-center avec l’air extérieur. C’est la solution pour laquelle Google a opté pour un data-center Belge.

Mais le mastodonte du web ne s’est pas arrêté en si bon chemin. En effet, les rares jours d’été où il fait trop chaud, Google redirige son traffic vers d’autres centres de calcul dans le monde, interrompant le travail des serveurs du centre Belge et évitant ainsi l’utilisation excessive d’un système de climatisation gourmand en énergie.
Dans le même ordre d’idées, Yahoo annonçait récemment que son nouveau data-center serait alimenté grâce aux chutes d’eau du Niagara. Avec l’avènement du cloud computing et la croissance continue des applications web, de telles initiatives ne peuvent que se multiplier !
Source : EcoGeek
Réduire l’impact carbone de son site internet
Nous nous sommes interrogés il y a quelques temps sur les possibilités de réduire l’impact carbone d’un site internet. En effet, un site internet n’est pas neutre au niveau de son impact environnemental : il consomme des ressources, et notamment de l’énergie. Quels sont les outils sur le web qui peuvent diminuer (annuler ?) le coût carbone d’un site internet ?
1) Faire appel à un hébergeur éco-responsable
Image by sreenisreedharan via FlickrComme Greennovative, la première idée qui vient à l’esprit est d’héberger son site internet sur des hébergeurs éco-conscients. L’engagement de ces hébergeurs est variable, à vous de vous renseigner ! Au passage, un lien vers l’hébergeur (et partenaire) de Greennovative, Ikoula. Pour prendre son exemple, on peut voir qu’Ikoula garantie qu’un certain pourcentage de son énergie vient d’énergie renouvelable, et s’engage sur plusieurs points.
2) Optimiser son site internet
Image by Paul Watson via Flickr
Image by Paul Watson via FlickrDeuxième idée intéressante, il s’agit d’optimiser son site internet : en plus de diminuer l’impact environnemental du site internet, vous allez accélérer le temps de chargement et donc améliorer l’expérience utilisateur : elle n’est pas belle la vie ?
Pour savoir comment optimiser le chargement de son site, je vous conseille l’installation de l’extension “YSlow”.
3) Compenser le reste !
Vous êtes studieux et vous avez fait les deux premiers points ? Il ne vous reste plus qu’à compenser le reste grâce à un des nombreux services qui se sont récemment lancé. Il faut savoir que tous ont une technique différente pour connaître le nombre de CO2 émis. Par exemple : inclut-on ou non la part consommé par l’ordinateur de vos visiteurs ?
Pour vous éviter de nombreuses heures de recherche, voici quelques services trouvés par Greennovative :
- CO2Stats : le premier, le plus connu et le plus complet.
Image via CrunchBase - Watt impact : le CO2Stats à la française
- COCO2 : à la particularité de ne pas dépendre du nombre de visiteurs ou d’affichages
- Greenlogo : gratuit !
Evidemment, chacun a ses arguments, certains sont plus sérieux que d’autres : à vous de vous faire une idée ! Note : Quasiment tous propose un “badge” à mettre sur votre site internet, pour éco-frimer !
Suite logique de notre précédent article “Créer de l’électricité… partout” : créer de l’électricité à partir de tout… et parfois un peu n’importe quoi !
Commençons avec le Zoo de Toronto, qui a le projet d’utiliser les “déchets produits par les animaux” (restons correct…) pour générer de l’énergie. L’électricité ainsi produite serait non seulement suffisante pour alimenter le zoo, mais aussi pour disposer d’un surplus de production pouvant être vendu. Le retour sur investissement est prévu en cinq ans seulement.

photo credit: Jeff Kubina
Suivons le cours de notre voyage pour arriver à l’aéroport d’Hokkaido au Japon. Ce dernier collectera la neige dès l’hiver 2010 et la stockera dans des conteneurs isolés. A l’arrivée de l’été, la neige contribuera au système de refroidissement de l’aéroport. Il ne s’agit donc plus à proprement parler de génération d’électricité, mais cela permet toutefois d’en économiser.

Pour finir, passons si vous le voulez au restaurant. La société vegawatt a mis au point un système qui permet aux restaurateurs de réutiliser les graisses et huiles de cuisson pour créer de l’électricité - et, accessoirement, de l’eau chaude.

Mais le point principal de cette invention est que son retour sur investissement est très rapide - seulement trois ans - et ce malgré le coût assez élevé de la machine. Bien entendu, cette solution ne permet pas de générer suffisamment d’énergie pour tout un restaurant, mais couvre déjà entre 10 et 25% de ses besoins.
Vous l’aurez compris avec ces deux derniers articles, je pense que la généralisation de ces systèmes de mini-générateurs d’énergie électriques est une partie de la solution.
Et vous, qu’en pensez-vous ?
Sources :
La crise et la vague verte aidant, de nombreuses idées “vertes” apparaissent chaque jour. En voici quelques unes, qui ont pour point commun l’objectif suivant : récupérer et créer de l’électricité un peu partout, en utilisant le mouvement de personnes ou de voitures.
Un supermarché anglais a par exemple mis en place des “plaques routières cinétiques” qui génèrent de l’électricité au passage de voitures. Assez simple, le procédé utilise pour cela des pierres piézoélectriques. Une telle installation fournirait d’après eux plus de 30 kW/heure.

Dans le même ordre d’idée, un projet pilote à Londres utilise le mouvement des voitures pour éclairer les routes équipées d’un système semblable. Cette fois, ce sont des “gendarmes couchés” qui créent de l’électricité au passage des voitures… tout en conservant bien sûr leur fonction principale de ralentisseur.

Toutefois, ces idées ne sont pas réservées aux véhicules. Comme vous le savez sans doute déjà, un designer du MIT a récemment mis au point des dalles qui créent de l’électricité quand des passants marchent au-dessus - toujours à l’aide de la piézoélectricité ! Le même système a déjà été employé pour la piste de danse d’une discothèque…

Pour finir, l’idée la plus étrange nous vient d’une gare des Pays-bas, où une porte tambour utilise la force des voyageurs pour générer de l’électricité, plutôt que d’en consommer en tournant automatiquement ! Joli retournement de situation : la porte qui consommait de l’énergie permet désormais d’alimenter une partie de l’éclairage.

Certes, de tels systèmes sont parfois critiqués pour leur côté “greenwashing”.
Cependant, et même si le retour sur investissement semble parfois difficile à atteindre, je pense pour ma part que leur approche pragmatique est intéressante - surtout si leur mise en place se fait en parallèle d’une réflexion plus globale sur les réductions d’énergie !
Sources :

