Je suis sûr que vous avez déjà entendu parler de voitures électriques. Tout de suite l’association avec une carrosserie bizarroïde ou ringardes, des performances moyennes voire médiocres et une autonomie ridicule est faite. Même si l’idée est attrayante, la mise en vente semble irréaliste et vous ne vous lancerez pas tout de suite pour ce type d’achat.
Et bien sachez qu’un changement s’est produit depuis cette année et que nous ne parlons plus d’hypothétiques prototypes : Tesla Motors annonce la mise en production en grande série du modèle Tesla Roadster. Ce petit constructeur avait déjà défrayé la chronique en 2006 avec l’annonce de ce modèle en prototype affichant un design sportif osé et des caractéristiques réellement impressionnantes : de 0 à 100 km/h en 4 secondes seulement pour atteindre une vitesse maximale de 200km/h (bridée électroniquement) ! Après une charge d’environ 3h30, vous êtes prêt à parcourir 350km à des vitesses normales de circulation.
Les prévisions ont enfin été menées à terme et les chaines d’assemblage ont commencé à produire ce modèle dont le prix de vente aux U.S. est de $109,000 soit un peu plus de 74 000€. Un prix qui, même s’il est élevé, parait bien raisonnable lorsqu’on l’associe avec le coût qui pourrait être inférieur à 1 cents d’Euro le kilomètre !
Grâce à cette percée, JB Straubel, CEO de Tesla Motors, a été élu 2008 Innovator of the Year par la fameuse revue Technology Review éditée par le MIT. Ce prix vise à récompenser les jeunes innovateurs (moins de 35 ans) pour leurs travaux et découvertes.
La réponse est « oui » ! Enfin, un peu plus « oui » depuis que l’équipe de chercheurs au MIT associés autour du professeur Daniel Nocera a déclaré avoir découvert un processus de génération et de stockage de l’énergie jamais mis en œuvre jusqu’à présent !
L’obstacle majeur à l’utilisation de sources énergétiques « vertes » n’est pas la mise en œuvre du système de production d’énergie mais celui permettant de stocker l’énergie, produite la plupart du temps de façon discontinue (jour/nuit pour le solaire, force du vent pour l’éolien, débit pour l’hydraulique, …). Ainsi, la « vraie » avancée de la découverte du Pr. Nocera est le moyen stable à court et long terme de stocker une énergie : de la matière !
Le système qu’il décrit est composé de générateurs d’énergie propre connus (tels que des éoliennes ou des panneaux solaires), d’un dispositif de catalyse de l’eau en oxygène et en hydrogène accompagné de réservoirs de stockage et d’une pile à combustible (hydrogène).
En journée, des panneaux solaires (par exemple) fournissent de l’énergie à un catalyseur pour en récolter les gaz de façon distincte. La nuit (ou n’importe quand…), une pile à combustible pompe dans ces réserves de gaz et recombine les molécules d’hydrogène et d’oxygène entre elles, ce qui produit une quantité d’énergie suffisante pour alimenter un foyer.
La catalyse est un procédé chimique qui permet de dissocier les molécules d’oxygènes des atomes d’hydrogène en plongeant deux électrodes dans un volume d’eau puis de faire passer un courant électrique d’une électrode à l’autre. Il est ensuite possible de récolter les molécules sous forme gazeuse et de les stocker. Les avantages de cette manipulation sont qu’elle ne requiert aucune condition de température ou de pression particulière et ne nécessite seulement que l’eau ait un pH neutre.
Finalement, tous les composants de ce système sont maitrisés et utilisés depuis quelques dizaines d’années maintenant. La vraie innovation se situe, non plus dans la découverte technologique pure, mais dans le procédé et dans la façon d’agencer des « briques » connues pour arriver à un résultat probant, ou le fait de réaliser plus d’une transformation énergétique pour permettre le stockage.
Plus d’informations ici - Credit: Donna Coveney, MIT
Un week-end ensoleillé. Vous vous faites pousser jusque dans une salle de cinéma, sans conviction, pour accompagner un(e) fan de Disney.
Mais dès les premières images, vous vous dites que finalement, vous n’êtes pas venu pour rien !
Dans un futur pas si lointain, Wall-e est le dernier robot encore en état de marche sur notre planète. Depuis plusieurs siècles, la Terre a en effet été abandonnée par les hommes, débordés par la pollution et surtout la quantité toujours plus grande de déchets qui s’entassent.
Mais que vient faire cette chronique dans Greennovative, me direz-vous ?
Et bien tout simplement car Wall-e est un robot destiné au traitement des déchets, ou plutôt à leur compactage. Un robot totalement intelligent bien sûr, mais également intelligemment conçu : il puise par exemple son énergie de panneau solaire !
Bien sûr, Wall-e ne serait pas vraiment un Disney sans une belle histoire d’amour et un happy-end prévisible… mais le film fonctionne, et toute la salle en ressort différente.
Un film à ne pas manquer donc, et vu son thème, ça devrait faire venir encore plus de lecteurs sur Greennovative !
Aujourd’hui, une simple brève pour vous présenter GreenIT.fr. Lancé il y a trois mois, ce blog contient déjà un grand nombre de posts et veut devenir rapidement la référence de l’actualité “Green IT” en France.
On appréciera tout particulièrement leur rubrique “Outils”, qui liste de nombreux logiciels en rapport direct avec l’écologie!
Vous en avez peut-être entendu parler, “cuil” (prononcer “cool”) est un petit nouveau dans le paysage des moteurs de recherche. Petit nouveau certes, mais qui voit grand puisqu’il annonce trois fois plus de pages indexés que Google (soit 121 milliards). Fondé par trois anciens de chez Google, on ne s’étonne pas qu’il y ait autant de buzz autour de sa récente annonce.
Toutefois, l’objet de cet article n’est pas de décrire ses fonctionnalités : d’autres le font tout aussi bien. Je parle de Cuil et de sa page entièrement noire car elle m’a rappelé une news sortie il y a peu de temps à propos de la consommation des écrans et notamment de la couleur blanche. Il paraîtrait qu’afficher une page noire consomme moins d’énergie qu’afficher une page blanche !
Blackle et Cuil, même combat ?
On poussa le vice jusqu’à sortir une version “noire” de Google (blackle.com, non éditée par Google). A l’heure où j’écris ces lignes, blackle affiche fièrement 745 kWh économisés, mais qu’en est-il vraiment ?
Eh bien non ! Malgré votre mine déçue, je dois vous dire qu’afficher une page web en noir ne consomme pas moins d’énergie, du moins pas sur nos LCD qui subissent plutôt le phénomène inverse ! En effet, les LCD sont rétro-éclairés par une source d’intensité constante que ce soit du blanc ou du noir ! A contrario, cette idée reçue est donc vraie uniquement pour les écrans CRT. Or, on sait qu’aujourd’hui de moins en moins de personnes possèdent encore des écrans CRT.
Conclusion : fond noir de Cuil ou fond blanc de Google, pas de différence pour la planète… la différence est par contre claire quand on voit les résultats d’une recherche !