Vous en avez peut-être entendu parler, “cuil” (prononcer “cool”) est un petit nouveau dans le paysage des moteurs de recherche. Petit nouveau certes, mais qui voit grand puisqu’il annonce trois fois plus de pages indexés que Google (soit 121 milliards). Fondé par trois anciens de chez Google, on ne s’étonne pas qu’il y ait autant de buzz autour de sa récente annonce.
Toutefois, l’objet de cet article n’est pas de décrire ses fonctionnalités : d’autres le font tout aussi bien. Je parle de Cuil et de sa page entièrement noire car elle m’a rappelé une news sortie il y a peu de temps à propos de la consommation des écrans et notamment de la couleur blanche. Il paraîtrait qu’afficher une page noire consomme moins d’énergie qu’afficher une page blanche !
Blackle et Cuil, même combat ?
On poussa le vice jusqu’à sortir une version “noire” de Google (blackle.com, non éditée par Google). A l’heure où j’écris ces lignes, blackle affiche fièrement 745 kWh économisés, mais qu’en est-il vraiment ?
Eh bien non ! Malgré votre mine déçue, je dois vous dire qu’afficher une page web en noir ne consomme pas moins d’énergie, du moins pas sur nos LCD qui subissent plutôt le phénomène inverse ! En effet, les LCD sont rétro-éclairés par une source d’intensité constante que ce soit du blanc ou du noir ! A contrario, cette idée reçue est donc vraie uniquement pour les écrans CRT. Or, on sait qu’aujourd’hui de moins en moins de personnes possèdent encore des écrans CRT.
Conclusion : fond noir de Cuil ou fond blanc de Google, pas de différence pour la planète… la différence est par contre claire quand on voit les résultats d’une recherche !
Greennovative a interviewé Nicolas Lepagnez, Ingénieur Systèmes et Réseaux chez DELETEC, sur le thème de la virtualisation, de l’écologie et de l’avenir des Systèmes d’Informations en entreprise. J’en profite pour le remercier du temps qu’il a passé à répondre avec passion et précision à mes questions !
On entend de plus en plus parler de la virtualisation. Peux-tu présenter rapidement le concept à nos lecteurs?
Oui bien sûr. Le principe de la virtualisation pourrait se décomposer en deux parties. La virtualisation de systèmes d’exploitation et la virtualisation d’applications. La première partie, c’est de pouvoir faire fonctionner un ensemble de systèmes d’exploitation en même temps et dans des environnements isolés (Machines Virtuelles ou VM) comme si ces OS s’exécutaient sur une machine physique normale. La virtualisation permet d’utiliser pleinement les ressources du serveur comme ses processeurs ou sa mémoire et de partager ses ressources entre les différentes machines virtuelles. La virtualisation peut être utilisée dans plusieurs scénarios tels que la consolidation de serveur pour une entreprise ou encore des environnements de test et de développement pour des développeurs. Pour la virtualisation d’application, le but étant de mettre en place l’application sur un serveur centralisé pour qu’elle puisse ensuite être déportée, virtualisée sur les postes client comme si cette application s’exécutait sur la machine de l’utilisateur.
La virtualisation est-elle vraiment prête pour une utilisation en entreprise ?
Beaucoup de personnes se demandent comment l’informatique pourrait apporter des réponses concrètes aux problématiques environnementales.
Le logiciel GreenPrint en est d’après moi un bon exemple. Il s’intègre en effet à votre ordinateur comme une nouvelle imprimante, qui permet aux utilisateurs d’éliminer les pages et éléments inutiles avant de lancer une impression : images, publicités, pages remplies d’url…
On notera également un système de rapports qui permet d’évaluer les gains en euros… et en arbres bien sûr.
Je n’ai pas d’actions GreenPrint; mais c’est pour moi une alliance intéressante entre technologie et ergonomie. D’autres exemples d’intégrations réussies ?
Lorsqu’un train (ou une voiture, un camion, etc…) freine, beaucoup d’énergie est dissipée et se perd en chaleur.
Vous connaissez surement le freinage régénérateur qui permet de limiter cette perte d’énergie - et est d’ailleurs utilisé dans les rames nouvelles générations du métro Parisien.
Un chercheur Taïwanais propose une solution plus radicale : ne plus stopper les trains! L’innovation nous réserve encore de nombreuses surprises.